CIRCUIT NEVERS MAGNY-COURS

24 & 25 AVRIL 2027

McLaren F1 GTR 1995

La McLaren F1 GTR #51 des 24 Heures du Mans 1995 ne se distingue pas seulement par sa performance, mais aussi par l’histoire humaine qu’elle raconte. Au volant, Derek Bell, déjà une légende de l’endurance, associé à son fils Justin Bell, dans une configuration père-fils rare à ce niveau de compétition.

Derek Bell, déjà quintuple vainqueur au Mans, apporte toute son expérience. Et pour Justin, encore en début de carrière, partager le cockpit avec son père sur une course aussi mythique est une opportunité unique, mais aussi, on peut l’imaginer, une pression considérable. Loin d’être symbolique, leur collaboration s’est révélée efficace et complémentaire. L’expérience du père guidait la fougue et l’apprentissage du fils, créant une véritable dynamique d’équipe.

La présence d’Andy Wallace complétait cet équipage, mais l’attention restait souvent tournée vers ce duo familial, rare dans l’histoire des 24 Heures du Mans. Ensemble, ils ont su maintenir un rythme solide tout au long de l’épreuve, évitant les pièges d’une course exigeante.

Dès ses débuts, la 956 domine la compétition. Elle remporte 4 fois les 24 Heures du Mans, dont un triplé en 1982 avec Derek Bell et Jacky Ickx sur la plus haute marche du podium ! La voiture s’impose ensuite comme la référence du Championnat du monde d’endurance, accumulant victoires et titres durant plusieurs saisons.

La voiture que vous pouvez admirer est le châssis 001 des 956, qui a participé au Championnat du Monde 1982.

Elle fait ses débuts en compétition aux 6 Heures de Silverstone, avec Derek Bell et Jacky Ickx, qui terminent 2ème du Classement général et victorieuse des Groupe C. Par la suite, et jusqu’en 1985, elle est principalement voiture de réserve ou voiture test pour le constructeur.

Malgré des problèmes mécaniques en fin de course, notamment au niveau de la boîte de vitesses, l’équipage a fait preuve d’une grande résilience. Andy Wallace a même dû piloter sans embrayage, tandis que Derek Bell gérait des situations délicates avec son calme habituel. Justin, de son côté, a tenu son rang, prouvant qu’il méritait sa place à ce niveau.

Ils terminent finalement à une superbe troisième place, contribuant à l’exploit global de McLaren cette année-là, avec 5 voitures dans le top 5 ! Au-delà du résultat, la #51 reste dans les mémoires comme une aventure familiale exceptionnelle, où un père et son fils ont partagé bien plus qu’une voiture : un moment d’histoire au Mans.