CIRCUIT NEVERS MAGNY-COURS

25 & 26 AVRIL 2026

A443 #1 1978

Après être passé près de la victoire plusieurs fois, Renault ne veut pas laisser tous ses œufs dans le même panier pour les 24 Heures du Mans 1978. Les 4 voitures auront donc toutes des configurations différentes au niveau de la boîte, de la pression de turbo…

Deux semaines avant la course de 1978, Renault Alpine présente sa nouvelle arme, ultime évolution des A440, A441 et A442 : l’A443.

L’empattement est augmenté de 15cm pour allonger la voiture et privilégier l’aérodynamisme et la vitesse de pointe. Le moteur fait un bond de 30ch pour passer à 530ch. L’objectif, c’est la vitesse.

La voiture est dotée de la bulle en plexiglas de l’A442, mais avec les mêmes inconvénients : la visibilité est réduite, la chaleur dans l’habitacle est augmentée.
L’A443 est confiée à Jean-Pierre Jabouille et Patrick Depailler, déjà équipiers auparavant chez Matra.
Et l’ensemble semble être gagnant, puisque la voiture se classe 2ème aux essais !

Pour la course, les deux pilotes décident d’enlever la bulle, à cause de la chaleur mais aussi par crainte de la visibilité réduite en cas de pluie. Le départ est lancé. À la fin du premier tour, la Porsche de Ickx est déjà à 11 secondes derrière l’A443

Mais des vibrations apparaissent rapidement, entrainant un changement de pneus avant la fin de la 1ère heure. Elle pointe alors 4ème au classement. Elle remonte en première place, mais les vibrations persistent. L’équipe se rend alors compte que la voiture n’a plus de plombs d’équilibrage. Elle repart en 7ème position et va alors entamer une remontada à un rythme effréné. Au matin elle est en tête avec deux tours d’avance.

Gérard Larrousse, alors directeur de l’équipe, demande que la pression de turbo soit baissée, pour économiser le moteur. Une demi-heure après, la voiture s’arrête à Mulsanne, moteur bloqué. Et c’est la fin de l’aventure pour l’A443.

Préparée pour le Mans, la voiture n’a participé qu’à cette seule course ! Mis à part le moteur qui a été changé, elle est encore aujourd’hui telle qu’elle s’est arrêtée à Mulsanne en 1978.