Cette année, l’écurie Ligier est à l’honneur lors des Classic Days pour les 50 ans de ses débuts en Formule 1 ! Un rendez-vous incontournable pour les passionnés ! Venez célébrer une équipe qui a marqué plusieurs générations, revivre les exploits de Jacques Laffite et de ses coéquipiers, et redécouvrir les monoplaces légendaires en exposition dans les stands et au Conservatoire de la Monoplace !
L’écurie Ligier incarne l’une des tentatives les plus fortes de la France pour s’imposer au sommet de la Formule 1. Un projet ambitieux, porté par Guy Ligier, avec une idée simple : gagner avec un savoir-faire français.
Dès 1976, Ligier s’installe en F1 avec une partie de l’équipe technique de Matra, son fameux moteur V12, et un pilote leader : Jacques Laffite. La première née, la JS5, surprend immédiatement. Trois podiums dès la première saison : le ton est donné.
La JS5 du début de saison 1976, pilotée par Jacques Laffite
Le nom des monoplaces — “JS” — rend hommage au pilote Jo Schlesser, ami de Guy Ligier, disparu en course en 1968. Une signature forte, à l’image de l’écurie.
La saison 1977 marque un cap. Au Grand Prix de Suède, Laffite s’impose. Première victoire d’une écurie française depuis plus de 60 ans, et première victoire d’un pilote français sur une voiture entièrement française ! Ligier change alors de dimension.
En 1979, l’écurie passe à l’attaque. Pole positions, victoire de Laffite en Argentine, doublé Laffite-Depailler au Brésil, et victoire de Depailler en Espagne ! Les deux pilotes installent Ligier parmi les meilleures équipes du plateau.
1980 confirme cette montée en puissance. Didier Pironi gagne à Zolder, Laffite s’impose en Allemagne. Ligier termine vice-champion du monde des Constructeurs. Le titre mondial est un rêve qui se rapproche.
Départ du GP de France 1980
En 1981, la JS17 offre encore deux victoires à Laffite, en Autriche et au Canada. Mais la suite est plus irrégulière. En 1982, le pilote américain Eddie Cheever maintient l’équipe dans le match avec quelques podiums.
Le retour de Jacques Laffite en 1985 relance la dynamique. Mais en 1986, tout bascule : lors du Grand Prix de Grande-Bretagne 1986, il est victime d’un grave accident qui met fin à sa carrière en F1. Ligier perd alors son pilier.
Les années suivantes sont plus discrètes. Guy Ligier se retire en 1992, et cède l’écurie à l’homme d’affaires Flavio Briatore. Il faut attendre 1993 pour revoir Ligier sur le podium avec les pilotes anglais Martin Brundle et Mark Blundell.
Martin Brundle et la Ligier JS39 Art Car, dessinée par Hugo Pratt, au GP d’Australie 1993
L’écurie mise ensuite sur Olivier Panis. Le pari paie en 1996 : sous la pluie du Grand Prix de Monaco 1996, Panis signe une victoire aussi improbable que mémorable. Malheureusement la dernière de Ligier en Formule 1.
En 1997, Alain Prost reprend l’équipe. Le nom disparaît, mais l’héritage reste.
Ligier, c’est 20 ans de présence en F1, des pilotes de talent, des coups d’éclat, des espoirs de titre… et une identité unique.